Textes

On trouvera dans cette rubrique un certain nombre de textes personnelsou de référence sur les questions touchant àl'Afrique et à l'immigration. Cette rubrique seracomplétée régulièrement

La CNHI:Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration

Tests ADN pour le regroupement familial; état deslieux en Europe

On pourra aussi se reporter à mes divers ouvrages et dossierspubliés sur la question notamment

La France en Afrique (Acropole2006)

Les Migrations en Europe (Acropole 2007)

Le coût réel de l'immigrationen France (ContribuablesAssociés 2008)

Le rapport pour le conseil de l'Europe sur les migrationssubsahariennes  (rapporteur M. Branger)

Ceux-ci sont détaillés dans le menu livres

La CNHI

Bienvenue à La CitéNationale de l’Histoire de l’Immigration

Après plus de vingt années de débats et derecherches, et avec six moisde retard sur le planning prévu, la Cité Nationale del’Histoire del’Immigration (CNHI)  a ouvert ses portes en  octobre 2007 auPalais dela Porte Dorée 293 avenue Daumesnil dans le 12e arrondissementde Parisavec l’exposition permanente Repères.
Depuis que ce projet imaginé dès 1985,étudié puis abandonné parl’équipe Jospin, a été mis sur les rails parl’équipe Raffarin-Chiracen 2003, les polémiques n’ont pas manqué sur sesfonctions, son statut,la clientèle visée et même son logo. Parmi lesdernières péripéties, ladémission en mai 2007 de 8 chercheurs de gauche oud’extrême-gauche deleurs fonctions officielles dans les instantes de la CNHI pourprotester contre la création d’un « Ministère del’immigration et del’identité Nationale ». Aujourd’hui  cettecité a un conseild’administration présidé par Jean-FrançoisRoverato, un Conseild’orientation présidé par Jacques Toubon qui fut àl’origine de sacréation et une directrice générale, PatriciaSitruk.  
Si le principe d’un centre valorisant la place de l’immigration dans laconstitution de l’identité nationale est aujourd’hui àpeu près admisdans une France dont plus d’un quart des habitants ont au moins unascendant étranger, cette cité doit répondreà de  nombreux défis,souvent plus politiques qu’artistiques.
Au-delà des convulsions de l’actualité, on peut citer :
. celui de la dialectiqueentre histoire et mémoire.Les témoignages sont naturellement subjectifs, encore plus quandilsproviennent de communautés soucieuses d’affirmer leur «vérité » et quiont passé les émotions individuelles au tamis de lamémoirecollective.   Comment le regard distancié deshistoriens peut-ils’accommoder des  perceptions de ceux qui ont vécu etsouffert de cesmigrations?
. celui des rapports avecles pays d’origine.Même si le centre est une vitrine de la France, la migration estunprocessus d’échange et de mobilité. Les immigrants nepeuvent pas êtreétudiés seulement au moment où ils mettent le piedsur le sol français.Les relations avec les pays d’origine, l’histoire de ces pays  etlesraisons qui ont poussé les immigrés à les quitterseront nécessairementau cœur de la problématique et des produitsréalisés par ce centre etdestinés à l’exportation
. celui de la mesure desrésistances à l’immigration.Les résistances aux migrations sont un fait desociété qui a desimplications religieuses, culturelles, économiques,démographiques etsociales. Une présentation des adversaires de l’immigration quilesréduirait à des phantasmes ou à un engagementlepéniste, affaibliraitla fonction de référence du centre et le transformeraiten outil depropagande politique et non de valorisation d’une communauténationaleplurielle.
. celui de lanumérisation des documents constitutifs de l’immigrationlégale(carte de séjour, demande de naturalisation) et,  abordonsce dossierexplosif, des contrefaçons de ces documents alors que le commerce desfaux papiers est une activité en plein essor de part et d’autrede laMéditerranée, en Europe de l’Est et du Sud-Est.
. celui  de lamuséification.Le choix du terme « cité », avec ses connotationssociales etenvironnementales, en place du terme « musée » n’estpas innocent. Ilmarque l’interaction des partenaires et de la population et laprédominance de l’échange et de la rencontre sur laprésentation dedocuments. Mais toute  histoire tend à se fossiliserdès qu’elle estmise en panneaux, sous vitrines ou sur écrans.
. celui del’instrumentalisation.Adosser ce centre à un forum des associations et prévoirdes colloquesscientifiques, des manifestations, des expositions, des produitséditoriaux et audiovisuels  est une garantie dereprésentativité etd’activité, sous réserve que ce ne soit pasconfisqué par un lobby quiimposerait sa vision de l’immigration.

En attendant, ne manquons pas l’occasion d’aller visiter ce lieu quiveut changer le regard des Français (et des étrangers)surl’immigration et, on l’espère, contribuer à latransparence et à ladémocratisation de l’information dans un domaine sensible et quinousconcerne tous.

TestsADN:  Etat des lieux enEurope

Pour justifier dans son projet de loi (261 pages !) sonamendement sur les tests ADN pour le regroupement familial qui adéclenché une polémique nationale et aété récemment retoqué par le Sénat,le député Thierry Mariani s’est appuyé sur troisdocuments qui posent